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Le tannage : tout ce dont vous devez savoir

Décryptages Souliers
Bienvenue dans une série d’articles sur le tannage.
Explorez les secrets fascinants du tannage : plongez dans l'histoire, découvrez les techniques de fabrication et plongez dans l'univers de cet artisanat millénaire.
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Ce dossier conseils se lit en  5 min

L'histoire du tannage

L’utilisation des peaux animales a toujours fait partie de la vie de l’homme. Originellement pour se couvrir ou créer des habitats pendant la préhistoire.

Le tannage apparaît au stade de l’Homme Néandertal. Il utilisait la fumée pour essayer de conserver les peaux le plus longtemps possible.

Avec l’évolution, le tannage se retrouver dans plusieurs civilisations. C’est seulement au 12ème siècle, que le tannage devient un métier. Des quartiers dans les villes se forment autour des métiers du cuir. C’est ainsi que les méthodes de tannage se développent jusqu’à devenir celles que nous connaissons aujourd’hui.

Au 20ème siècle les tanneries connaissent une démocratisation. Cette industrie créée une nouvelle dynamique économique : les petites tanneries ou tanneries familiales disparaissent face à l’essor des grandes industries de tannage.

Qu’est-ce qu’une tannerie ?

C’est un atelier où a lieu le tannage. Les peaux animales y sont traitées pour produire du cuir. Chaque tannerie a sa spécialité et sa méthode.

Il y a une différence entre les tanneries et les mégisseries. Les tanneries s’occupent principalement des peaux de bovins, de veau ou de cheval.

Pour les petites peaux, on parle de mégisserie. Les petites peaux sont des peaux d’ovins c’est-à-dire d’agneau, de moutons et de chèvres. Les peaux sont aussi à destination du monde de la chaussure, de la ganterie ou de l’habillement.
Son nom vient de l’ancien terme « mégis ». Il désigne les bains à base d’eau, de sel et de cendres. Ces bains servent à tremper les peaux pour réaliser le tannage.

Qu’est-ce que le tannage du cuir ?

C’est un traitement de la peau animale pour l’empêcher de pourrir avant son utilisation dans différents domaines. La peau est imprégnée de substances chimiques ou végétales ou minérales. Les substances sont dites tannantes.

C’est donc un procédé chimique qui consiste à transformer les peaux animales en cuir.

Le cuir ainsi créé est résistant à l’eau, la chaleur, l’abrasion. Il peut être plus ou moins souple selon la méthode utilisée. Chaque tannerie utilise des produits de tannage différent pour différents résultats.

On peut créer ainsi sur-mesure le type de cuir que l’on souhaite. Le cuir créé sera utilisé pour la fabrication de chaussures, de vêtements.

Après cette étape, il reste plusieurs étapes avant de pouvoir l’utiliser : la teinture, le séchage, l’étirage, l’assouplissement, le finissage.

Mais pourquoi devons-nous tanner les peaux ?

L’action de tanner les peaux est indispensable pour transformer la peau putrescible en cuir prêt à l’emploi. Cette action consiste à imprégner des agents chimiques dans la peau animale brute.

L’animale dont provient la peau et des propriétés recherchées pour le cuir va influencer le tannage. C’est pourquoi il existe donc plusieurs types de tannage et nous allons vous les présenter.

Le tannage minéral, le plus commun.

Le tannage minéral est aussi appelé tannage au chrome. Tout simplement il est à base de chrome III. C’est la méthode la plus utilisée pour transformer en cuir les peaux. Il représente environ 80% de la production mondiale des cuirs.

Il apparaît au 19ème siècle. En 1840, un brevet est déposé pour protéger cette technique. Cette découverte scientifique permet de réaliser un tannage des peaux plus rapide, plus efficace, polyvalent et moins coûteux. En effet, ce tannage prend quelques heures à quelques jours selon les cuirs souhaités.
Cette découverte va révolutionner le tannage et l’aider à se développer. Ce secteur s’industrialise et se développer. Dans la 2ème partie du 19ème siècle, l’industrie de tannage va embaucher et faire travailler des milliers d’ouvriers français Cette mutation va engendrer la disparition des ateliers familiaux.

C’est un procédé très technique qui nécessite un savoir-faire pour éviter que le cuir craquelle après quelques mois d’utilisation. Les produits chimiques sont dangereux pour l’environnement et les employés qui doivent être protégés.

L’avantage principal de ce type de tannage est qu’il s’applique sur les peaux fraîches. Ce sont le peaux issues des abattoirs. Il s’applique aussi sur les peaux dites  « picklées ». 
Ces peaux sont trempées dans des cuves remplies d’une solution acide puis dans une saumure ce qui les stabilise. Ce trempage des peaux assure leur conservation et les prépare au tannage.

Le cuir tanné au chrome ne bougera pas. C’est-à-dire que la couleur même les couleurs vives n’évolueront pas avec le temps.

Ce tannage permet de présenter une grande résistance à la traction et aux déchirures. La combinaison de ces deux avantages est appréciée pour la confection de bracelets de montres.

Le tannage végétal, le plus ancien au monde

C’est la méthode la plus ancienne qui nécessite l’emploi de tanins végétaux. Ce tannage représente encore aujourd’hui environ 10% de la production. Les tanins végétaux peuvent être très variés : écorces d’arbres, de feuilles ou de racines. Les arbres utilisés pour réaliser un tannage végétal sont souvent le mimosa, le châtaignier, le québracho, le chêne.

Le tanin utilisé dépend des peaux animales et de l’utilisation souhaitée des cuirs créés.

Le tannage végétal est effectué par trempage des peaux dans des cuves contenant des tanins végétaux. Le trempage dure quelques jours à plusieurs mois selon les peaux. Avec les autres étapes de la transformation, le processus entier peut prendre de 3 mois à 18 mois pour un tannage très lent. C’est donc un processus (très !) long et donc plus coûteux.


Le résultat d’un tannage végétal est une peau peu souple. Cette peau s’appelle la « basane ». Souvent utilisée dans la fabrication de semelles en cuir ou dans la doublure des chaussures. Ou bien dans la maroquinerie pour les bandoulières et poignées de sacs.

L’avantage de ce tannage est qu’il résiste bien à l’humidité. De plus, comme il ne nécessite pas de produits chimiques, le tannage végétal est meilleur pour la planète, les travailleurs et les consommateurs finaux.

L’inconvénient principal est qu’il est plus sensible aux rayons ultraviolets. Concrètement cela veut dire qu’un cuir « blanc » peut devenir légèrement beige voire jaunir à la lumière de soleil.

Les tannins synthétiques

Peu d’informations sont disponibles dessus. On sait qu’ils utilisent de l’aluminium ou du zirconium. Ce tannage permet d’obtenir des cuirs très spécifiques. Donc peu répandus dans l’industrie du tannage.

Dans un certain cas, ils sont utilisés pour améliorer les procédés actuels. Cependant, ils ne sont pas encore complètement maîtrisés, et beaucoup plus coûteux.

Ami ou Ennemi ?

Nous vous avons présenté les différents types de tannage. Nous devons préciser une dernière chose, les différents types sont compatibles entre eux. On peut appliquer plusieurs procédés pour obtenir le cuir de la tige d’une chaussure par exemple.

Le processus de tannage

Après vous avoir parlé de l’histoire du tannage et les différents types qui existent, nous allons vous parler du processus de tannage. Plusieurs étapes sont nécessaire pour obtenir un cuir fini. De l’obtention de la peau brute par le tanneur au cuir revendu aux fournisseurs, plusieurs procédés sont nécessaires alliant savoir-faire traditionnel et modernité. L’ensemble du processus peu prendre plusieurs mois selon les caractéristiques recherchées (souplesse, fermeté, épaisseur, toucher, etc.)
Pour commencer il faut récupérer les peaux après l’abattage. Il faut agir rapidement car les peaux fraîches sont rems fragiles et se dégradent très vite. Il faut les saler pour les conserver le plus longtemps possible avant de les remettre au tanneur.
Le saviez-vous ? L’achat des peaux représente entre 40 et 50% des prix des cuirs finis. La qualité des peaux va influencer la qualité du cuir obtenu.

Le travail de rivière par le tanneur

C’est bon, les peaux sont récupérées par le tanneur. Elles proviennent du dépeçage et du salage. Il faut maintenant les vider de tout le sel ajouté pour leurs conservations.
On trempe les peaux dans cinq fois leur poids d’eau et on y ajoute de l’antiseptique. L’antiseptique permet d’éviter la putréfaction et la dégradation de la fleur du cuir.
On prépare ensuite les peaux à recevoir le tannage en préparant le demie à recevoir les autres ingrédients.

Le tannage du cuir

Cela consiste à transformer la peau en cuir. Pour cela, on réalise soit un tannage minéral soit végétal soit les deux dans certains cas. On peut même réaliser un tannage synthétique, mais beaucoup plus rares.

À partir de cette étape, on ne parle plus de peau mais de cuir.

Le corroyage du cuir

Le cordage regroupe plusieurs actions et procédés pour rapprocher le cuir le plus possible du résultat final.

Au cours de cette partie on va retrouver la mise au vent et la coloration.

Première étape après le tannage, la mise au vent est la partie de séchage à l’air libre ou dans des cylindres des peaux.

Elles deviennent raides en séchant. Le tanneur procède ensuite à la mise en humeur. C’est-à-dire il les humidifie à nouveau pour les assouplir avant de passer au palissage. Le palissonnasse permet de réduire l’épaisseur du cuir. On passe la peau tannée contre des lames arrondies pour légèrement la râper.

Ensuite, il faut colorer les futurs cuirs. Pour les peaux ayant subi un tannage au chrome, on les plonge dans des cuves contenant de l’eau avec des colorants acides. Pour les cuirs tannés de manière végétale, on les plonge dans des cuves remplies de colorants.

Plusieurs tests sont nécessaires jusqu’à obtenir la couleur recherchée. Une fois la couleur obtenue, on recommence les premières étapes décrites plus haut dans l’article.

Pour terminer, on sépare la fleur de cuir et la croûte de cuir. La fleur de cuir est utilisée pour la tige tandis que la croûte est présente dans la fabrication de mobilier par exemple.

Le finissage du cuir

Le finissage est la dernière étape que va subir le cuir avant d’être utilisé pour fabriquer des chaussures ou des canapés.

Les cuirs sont à nouveau triés. Les plus beaux cuirs ne subiront aucun ponçage. Tandis que les autres, un ponçage d’autant plus important que sont les défauts. Les cuirs passent par les stades de cuir pleine fleur, à fleur corrigée, à croûte de cuir, jusqu’au nubuck.

Selon l’aspect souhaité et la texture voulue, le cuir va subir :
- Un satinage ou un grainage pour donner la texture au cuir
- Un veloutage sur la fleur pour créer un cuir nubuck ou côté chair pour donner du velours.
- Un foulonnage à sec pour assouplir les cuirs
- Un liégeage permet d’amplifier l’aspect du grain du cuir. Souvent utilisé pour les cuirs grainés.

À la fin vous obtenez des croupons de cuir texturé et prêt à être utilisé.

L'impact environnemental

L’industrie du cuir tente depuis plusieurs années de réduire son impact environnemental. Cette question est vaste et couvre beaucoup de domaines : utilisation de l’eau, l’élevage bovin, l’utilisation de produits chimiques, etc. Il faut également prendre en compte l’aspect social lié aux conditions de travail des employés dans les tanneries.
Nous aborderons ici quelques-uns d’entre eux.
Le tannage utilise des produits chimiques comme expliqué plus haut dans l’article. À savoir qu’Europe, les tanneries sont soumises à une réglementation stricte pour encadrer l’usage des produits chimiques. Cette réglementation permet de réduire les problèmes environnementaux liés à la production de cuir : les transports par exemple.
90% des cuirs dans le monde viennent de l’élevage bovin. La réutilisation des peaux suite à l’abattage des animaux pour leurs viandes permet de réduire son impact environnemental. Car on n’élève pas uniquement des animaux pour leurs peaux. Ce fait est, cependant, à nuancer. Il n’est pas valable pour les cuirs exotiques tels que les cuirs reptiles.

L'évolution de l'industrie du cuir

Une évolution de l’industrie du cuir a lieu tous les jours depuis quelques années avec la recherche et le développement de cuirs végétaux ou faux cuirs. Pour rappel, les faux cuirs sont les cuirs végétaux issus de matières végétales comme l’eucalyptus, l’ananas, etc.

Les labels dans l'industrie du cuir

 En parallèle de cette innovation, des labels se créent pour encadrer l’impact environnemental. Le LEA­THER STAN­DARD d’OE­KO-TEX® est un système de certification mondial. Il est indépendant et couvre plusieurs aspects : la production légale, l’utilisation de plomb et les processus de production.
Pour limiter les problèmes environnementaux, lié à la production du cuir, il faut prendre soin de son cuir. C’est pour cette raison que Monsieur Chaussure développe depuis 10 ans des tutoriels pour nettoyer et entretenir vos affaires.

Comment nettoyer le cuir

Le recyclage des cuirs

L’impact environnement se mesure aussi par la capacité à être recyclé. Le recyclage des cuirs est compliqué qu’ils soient végétaux ou non.

Les produits utilisés.

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